Französisch LK (idées pour un scenario)

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Un hurlement soudain retentit dans les longs couloirs vides suivi d'un bruit qui rappelle un coup de fusil. La porte de la salle 204 s'ouvre et un jeune homme échevelé, les yeux echimosés, sort en courant, et - poussant des maledictions - dévale l'escalier.

(Off) Aurait-il abattu quelqu'un? Faut-il appeler la police? Faut-il aller chercher le proviseur?

Par la porte restée entrouverte on aperçoit un quadragénaire. type postsoixanthuitard, un peu pâle, assis au pupitre, un carnet de notes dans les mains.

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Un prof passe devant la salle 204. Il s'arrête, colle une oreille contre la porte. Il n'entend qu'une longue série de questions, quelques réponses d'élèves assez courtes, puis, un interminable grincement de craie au tableau dans un silence seulement parfois interrompu par les cries d'un élève qui signale au maître une faute d'orthographe. Pour assouvir sa curiosité. l'auditeur clandstin essaie de regarder par la serrure: Il n'aperçoit que le dos d'une jeune femme qui est remarquablement coiffée, le maître, dos courbé, devant le tableau qu'il couvre de lettres majuscules. des bancs vides devant les fenêtres.

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voir -2-

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voir -3- (sans regard par la serrure)

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Même prof monte l'escalier au deuxième étage. Au parlier il s'arrête, étonne, fronce les sourcils: un brouhaha intense émane de la salle 204. Vite, il monte le reste de l'escalier, s'approche de la porte, pose l'oeil contre la serrure. Il aperçoit la jeune femme - encore une autre coiffure - par derrière, aussi le maître, dos courbe, comme d'habitude, mais devant les fenêtres deux jeunes hommes en train de rire et de discuter en gesticulant...

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Dans son cabinet de travail, sous le toit, le dimanche matin, le maître regarde par les fenêtres: on voit des branches d'arbre déjà verdissantes légèrement agitées par un beau petit vent dans le lointain ensoleillé on peut distinguer les tours d'une centrale électrique. Dans le rue on charge une voiture d'une planche à voile. Il pousse un profond soupir s'assoit à son bureau, sort une feuille, se met à éccrire: LK F - ABIZEITUNG. Il s'arrête, se gratte la barbe puis le crâne, se lève, jette un regard nostalgique par les fenêtres, se rassoit, gribouille encore quelques mots, déchire le feuille et en sort une autre.

(Off) Cela vaut le coup de se casser la tête? A-t-on l'intention de me faire travailler? Ils/elles n'ignorent quand même pas ce que je pense d'eux/elles. C'est une bonne classe, il y en a qui sont vraiment doués et qui savent bosser. Et il y en a aussi qui auraient pu faire mieux, sans penser à ceux/elles qu'il ne faut pas toujours prendre au sérieux. Mais j'ai du mal à parler des élèves en tant qu'individua. D'une part, ça peut être cruel d'exponser avant tout un public scolaire quelques défauts personnels. D'autre part j'avoue franchement que je ne les connais que très peu: il est vrai qu'il n'y a jamais eu de vrais problèmes mais je n'ai jamais eu l'impression que n'importe quel sujet pendant les cours les ait vraiment touchés personnellement.

L'homme se lève, hausse le épaules, s'assoit devant le petit écran de son ordinateur, se met à taper de deux doigts.

Kapp

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